jeudi 4 août 2011

AUX CHIOTTES LES MISOS! Fuck Misogynists!



Sorry for English speakers: translation coming soon!

Antiféministes de tous poils et de tous bords, passez votre chemin.

Suite à de nombreuses scènes absolument dégueulasses et révoltantes constatées dans le métro roubaisien ou dans la rue ces derniers temps, et même à Lyon quand j'étais encore étudiante (disons que ce que j'ai vu ici est la goutte qui fait déborder le vase) je voudrais ouvrir ici une petite parenthèse sur un état de fait qui me touche beaucoup et auquel je suis très sensible.

J'aimerais que l'on réalise que la moitié de la population humaine dans tous les pays du globe sans exception n'a pas accès aux même droits, au même conditions de vie que l'autre moitié. Cette moitié, ce sont les femmes, tout simplement. Dit comme ça bien sûr, ça fait sans doute très grandiloquent, très dramatique, et vous vous dites sans doute: « Allons donc, sur quoi va t'elle encore pousser sa gueulante celle là... »

Et bien...!

Il n'est pas normal que qu'une femme ne puisse prendre le métro seule à certaines heures dans certains quartiers. Il n'est pas normal qu'une femme ne puisse faire de l'auto stop seule, partir à l'aventure comme tant d'hommes l'ont fait.

Il n'est pas normal qu'une femme ne puisse s'habiller comme elle le souhaite dans certains quartiers, dans certaines régions, ou même administrations (Cf l'Assemblée Nationale même où les députées n'osent se mettre en jupe de peur de subir les quolibets de leur collègues masculins).

Il est anormal qu'aujourd'hui encore certains conseillent aux femmes de rester passives quand elles sont agressées: offrirait on le même conseil au petit garçon, à un un homme lorsqu'il se fait agresser?

Il est anormal qu'aujourd'hui aussi quand une femme est agressée on lui dise: « oui mais t'as vu comment tu étais habillée aussi ? » Qui est la victime dans l'histoire? Ce type de phrase, c'est ni plus ni moins que cautionner une vision qui dirait: « Les humains de sexe masculins sont avant tout des brutes, des gros porcs, des animaux qui ne savent pas se contrôler et c'est leur droit. C'est aux femmes de s'adapter à eux. » Je fais partie de ces gens qui pensent qu'il y a une aussi grande part de culturel que de naturel chez l'être humain et que les Hommes de sexe masculin ne naissent pas tous nécessairement plus prédateurs sexuels que les femmes. Mais la société en conditionne certains à penser que les mâles humains ont par nature une sexualité plus débordante que celle des femmes. La réalité me semble bien plus subtile.

Il n'est pas normal de faire des pubs avec des femmes prenant manifestement du plaisir (ou pas, d'ailleurs) à faire la cuisine, la vaisselle, le repassage (etc) quand une pub montrant un vendeur à la sauvette sénégalais, un maçon portugais, un balayeur arabe ou un autre stéréotype cliché, est inconcevable en France.

Il n'est pas normal que la situation des femmes dans de nombreux pays, catastrophique en tous points, les ramenant à un statut de citoyen de seconde zone, ne suscite pas le même embarras, le même émoi que la situation des Noirs d'Afrique du Sud pendant l'Apartheid, qui en son temps, généra nombre de boycotts au sein de la communauté internationale.

Oui je sais, j'utilise des exemples qui mériteraient qu'on me refile 10 000 points Godwin, mais au moins c'est plus parlant, parce que cela suscite un sentiment universel de rejet chez à peu près tout le monde.

C'est ce deux poids deux mesures qui me révolte aujourd'hui. Et bien sûr il est anormal qu'aujourd'hui encore en France, nos salaires soient inférieurs de près de 26% à celui des hommes (11% à caractéristiques égales!!!), que nous soyons sous représentées chez les patrons de nombreux corps de métiers, et dans la politique en général.

Et je passe sur les nombreux préjugés classiques (les femmes qui conduisent mal, qui sont plus douées pour les métiers de la communication ou du social que pour dirriger une équipe etc...) qui embellissent notre magnifique culture.

Messieurs, j'aimerais que vous vous mettiez dans notre peau quelques instants seulement.

Quand nous portons un voile nous sommes soumises. Quand nous portons une jupe trop courte, nous sommes des salopes. Et quand nous portons des vêtements amples, nous ne sommes plus des femmes à part entière. Au final, pour certains d'entre vous, nous ne sommes jamais habillées comme il faut. Mais sommes nous aussi regardant(e)s concernant les manières de s'habiller des hommes? Leur fait on les mêmes réflexions? (Le premier qui dit "oui mais les hommes ne peuvent pas porter de robes non plus", il sort. Ne soyons pas de mauvaise foi: les contraintes sont pire pour les femmes.)

Il s'agit déjà de ne plus être blasé, indifférents à ces états de faits, de ne plus les tenir pour aquis, pour normaux, de s'en étonner enfin, que cela nous surprenne toutes et tous, et que cela nous révolte.

Alors oui, bien sûr, dans la théorie, en France au moins, hommes et femmes sont égaux. Dans les faits c'est loin d'être la vérité.

Tourcoing, Roubaix, tout ça, a été atomisé par le chaumage, et les femmes me semblent (peut être me trompe-je?) dans ce type de villes subir plus de détresse que les hommes encore. Je ne suis guère là que depuis quelques mois, mais j'ai vu des choses dans le métro ou dans la rue qui m'ont juste retournées le coeur, me suis faite « emmerdée » un nombre incalculable de fois, me suis faite traitée d'un milliers de noms d'oiseau que certains wesh weshisés voudraient à l'honneur des femmes. Si elles aident à comprendre ce triste état de fait ni la misère, ni la « culture », ni l'éducation, ni quoique ce soit d'autre ne saurait être une excuse à ce mépris, à ce racisme de masse envers les femmes, à cette misogynie ambiante.

J'aurais un millier d'anecdotes à raconter sur ce que l'on peut subir au quotidien. Il y a quelques jours, des wesh weshisés (oui, je dis wesh weshisés, parce que pour moi on ne nait pas pas wesh wesh, on le devient, un processus d'enconnerisation en quelques sorte) montent dans le métro et se mettent à insulter les nanas, comme ça, gratuitement, à crier: « Alors, y a t'il des biatches dans cette rame? » et autres joyeusetés du genre, à s'assoir à côté d'elle, à les serrer (non, pas draguer, à les coller, comme ça, presque à toucher leur visage) en leur susurrant des horreurs.

Personne ne réagit, forcément, moi y compris, lâche parmis les lâches (en fait à cet instant, je me demandais ce qu'il se passerait si je les engueulais et qu'ils calculaient qu'il pourraient facilement me suivre pour mieux me tabasse ou pire en sortant du métro).

Sur le coup, croyez moi, ces petites frappes, on a juste envie de leur rendre la monnaie de leur pièce. Un bon coup de pied bien placé, ou une bonne castration chimique, et hop! On n'en parle plus... Voià ce qui devrait arriver aux connards qui se conduisent comme des porcs. S'ils sont déréglés, ils suffit de les soigner, à l'endroit même où ils semblent être malades...

Bon ok, je fais dans la provoc. Bien sûr, après coup, on réfléchit un peu, et se dit que pour que les mecs soient comme ça, aussi agressifs, aussi désespérés, c'est qu'ils ont du grandir dans un environnement bien trash, peut être tabasse par le paternel, violé par l'oncle ou que sais je encore. Ou tout simplement élevé dans le mépris et parfois le racisme quand ce sont des enfants d'immigrés. Et on se dit évidemment que la solution n'est pas la castration chimique comme je le préconise ironiquement mais l'éducation tout simplement, et un véritable travail de dialogue. Parfois, avec les wesh weshisés, j'aimerais en sortir un de sa bande, le prendre à part, et discuter avec lui des heures durant, des semaines, des mois s'il le faut pour comprendre ce qui peut amener une telle déchéance, et lui demander: « Comment et pourquoi es tu devenu comme ça? Te conduirais tu de la même manière avec ta mère ou ta soeur? » Je veux comprendre, même si je me doute que la réponse viendra en grande partie du milieu...

Oui, c'est triste, mais les wesh weshisés, il y en probablement a sur toutes la planète. Dans les lieux de misère. Je doute que les femmes soient traitées différemment dans les ghettos Nords américains où se déchirent les gangs, les banlieues des villes d'Europe de l'Est ou les bidonvilles indiens. Dans tous les lieux de misère, où la détresse sociale et son cortège de fléaux (alcoolisme, agressivité, solitude...), sont de mise, les femmes prennent la double peine.

Mais quand même! Petite question polémique: en France, est il concevable qu'un mec qui rentre dans un métro et balance tout de go « Y a t-il des bougnoules dans cette rame » ou bien « Y a t-il des nègres et des bamboulas dans cette rame? » Ou encore « Y a t-il des feujs et des youpins dans cette rame? » sorte indemne du métro?

Comprenez bien: dans la mesure on l'on est maintenant tous d'accord pour dire qu'il n'existe guère de race parmi les être humains (cf ce texte assez explicite qui devrait clouer le bec à tous les crétins racialistes assez stupides pour être encore persuadés qu'il existe des race au sein de l'espèce humaine) et que le racisme n'est donc plus par conséquent qu'une forme de discrimination et de mépris envers différentes catégories de la population humaine, on peut logiquement en déduire que la misogynie est une forme de racisme. Je dirais même que le machisme qui lui est associé est en fait probablement la plus vieille forme de racisme au monde, et très certainement celle que l'on aura le plus de difficultés à détruire.

Nous en sommes donc là: « Ya t-il des biatches » choque moins que « y a t-il des bougnoules/ nègres/bamboulas/ youpins ». Alors que ces deux types de provocations sont aussi graves et aussi détestables l'une que l'autre.

Il est révélateur de constater que nombre d'insultes et les termes péjoratifs dans la prétendument jolie langue de Molière soient d'ailleurs associée à la féminité en général. Un con est le sexe d'une femme, une taffiole (notez le genre féminin), lopette, tantouze et cie sont des hommes trop « féminisés » etc... Ce qui est féminin semble être une tare, ou en tous cas, inférieur à ce qui est masculin.

Bref. Pour clore ce coup de gueule, je voudrais juste que les gens s'étonnent de ces états de faits. Pas seulement cantonnés dans nos banlieues, à Roubaix, Tourcoing ou Lyon, et pas seulement réalisés par des wesh weshisés par ailleurs. Qu'ils réfléchissent à tous ces petits trucs qui font qu'aujourd'hui encore une femme ne peut pas avoir la même liberté qu'un homme, les mêmes activités, les mêmes métiers avec la même facilité.

Au chiottes les misogynes.

Je vous remercie de m'avoir lu, pour les plus courageux d'entre vous qui auront terminé ce pavé.

14 commentaires:

Anonyme a dit…

XD haaaa ça en rappel des MAUVAIS souvenirs THE métro roubaisien ...
La boite de conserve la plus lugubre que j'ai connu ou tu peux te retrouver bloquer pendant 3/4 d'heure avec de sacré énergumène à casquette!
courage!!
émilie

Noodle a dit…

C'est effectivement un triste état de fait. La femme, de manière générale et dans tous les pays du monde, est un être humain rabaissé, humilié, mis de coté, utilisé, meurtrie dans son âme, dans sa chair sans que l'Homme jamais ne s'en émeuve, ou du moins de manière globale.
La lutte féministe qui était si présente naguère (1968, fin des écoles séparés, liberté sexuelle tout ça) est aujourd"hui a son plus bas niveau.
Quand les hommes politiques s'indignent du voile intégral c'est parce qu'il peut "cacher des terroristes" et non parce qu'il porte atteinte au droit des femmes, a leur liberté.
Les mentalités régressent comme régressent tous nos acquis sociaux, et pour garder le peu de progrès que vous, mesdemoiselles, avez réussi a arracher au prix des années de lutte, il faut se battre. Malheureusement, une fois de plus, la société misogyne dans laquelle nous évoluons fait barrage dans l'uniformisation et la domestication de la représentation de la femme. Dans tous les médias elle nous est présentée soit "pute" (dans le sens, bonne à assouvir les besoins de l'homme (surtout à la télé)), soit "maman". Vous n'avez pas d'autres alternatives.
Jamais de mise en valeur, jamais de point sur les grandes femmes de l'histoire. Oui on parle de Jean Jaurès, jamais de Louise Michel.
C'est votre lot de souffrance quotidien qui devrait émouvoir, mais jamais personne ne s'indigne de cet état de fait.
Jusqu'au jour ou, peut être, vous répondrez aux coups par des coups. Vous êtes les plus nombreuses sur terre, vous donnez la vie, vous avez entamé votre liberté avec les progrès scientifiques (la pillule par exemple, vous avez le choix de devenir mere ou non), même si la société essaye toujours de vous brimer (en ce moment la mode est à remettre en cause l'IVG...) gageons que vous sortirez victorieuses de ce combat qui dure depuis la nuit des temps !

Laurent a dit…

"Combien se révoltent quand les choses anormales arrivent normalement ?" (Boris Schreiber, L'excavatrice)

Dominique Arruat a dit…

J'aimerais revenir sur quelques points que tu as abordé.
tout d'abord je suis a peu près d'accord avec 100% des chose que tu as énoncé. (je me retrouve beaucoup dans tes raisonnement :)
En effets le milieu social des gens "excuse" plus ou moins le comportement de certains, mais d'autres sont tous simplement des con fini (j'ai connue des wesh, qui sortait de quartier très correcte et qui on tout simplement décidé d'être des connard)Il y a aussi les poivrot dans les bars, les ouvrier de chantier, les camionneur, les supporteur de foot, de rugby ou même de cyclisme, toute une générations de misogyne, débile, bedonnant, et souvent alcoolique, qui sont encore dans nos rue, des produits périmées dont on aurait pue espérer qu'à la sorti d’usine des premier spécimen on aurait stoppé la production et rappelé les produit en circulation.
(évidemment les exemple cité comprenne leurs lots d’exception)
J'espère que les génération futur , plus tolérantes , en serons débarrassé. (oui je mise sur la sélection naturel, les moins intelligent ne survivrons pas ^^)
Je n’ai aucune solution à proposer ...
Du coup je tacherais de suivre tes conseilles, m'indigner plus souvent, voir agir, (tant pis pour les éventuel conséquence, de toute façon la plupart de ces individus sont des lâches) Et évite l'entretient de ces blagues et insultes misogyne.
La seul solution que j'ai à vos proposer, c'est de vous trouver un groupe d'ami(e)s dans lequel vous vous sentiez bien, et de profiter de moment agréable avec ces gens digne de l'humanité (elle est sensée être intelligent, instruite et libéré de ses instinct animal), et si vous pouvez le faire au nez et à la barbe de ces esprits malade cela n'en sera que plus jouissif !

ps: Charlène ton prochain post a intérêts de faire rêver et de nous changer les esprits ;)
(mais merci pour tes coups de gueules, faire l'autruche rend tous aussi malade que le machisme)

Charlène Le Scanff a dit…

@Emilie: Mille merci pour ton soutien!
***
@Noodle: Ah, quelqu'un qui a tout compris! Je suis très agréablement surprise de voir mon message rencontre un échos chez la gent masculine aussi...! Merci beaucoup pour ton commentaire très juste, (de la part d'une ancienne Coëronnaise à qui manque beaucoup Nantes dans les moments durs!^^)!
Lol, dis donc je viens de voir que la boite de jeux vidéos pour laquelle tu as bossé a son siège social à Tourcoing... C'est dans ces cas là qu'on se dit que le monde est vraiment petit!^^
***
@Laurent: La phrase est appropriée en effet: c'est tout plein de sagesse...
***
@Dominique Arruat: Tu as mille fois raison, l'alcool semble d'ailleurs avoir joué un rôle important dans cette région, et la transformation progressivement agressive de certains de ses habitants... Merci beaucoup pour ton soutien et tes conseils et promis, la prochaine fois je reposte des dessins!^^

Noodle a dit…

Couëron, c'est pas là bas qu'il y'a la grande tour à plomb et les vestiges des industries du second empire ? Je comprends l'attrait du steampunk alors ;)
Pour la boite, oui, le monde est toujours aussi petit ! En tout cas Nantes est toujours aussi accueillante, même si le temps n'y est pas, il n'y a toujours pas de metro weshisé, y'a bien le tram, mais à part deux trois vieilles aigries de temps en temps, ça va ;) Échappes-toi bien de la routine Roubaisienne, laisse béton les cons, et profites ! Courage.

Ln a dit…

Je ne peux qu'approuver ton discours!!
Y a quand même un wesh de 10 ans qui a insisté pour me montrer sa teub à 8h30 du mat dans le métro de roubaix!
J'ai hésité entre mourir de rire et vomir. C'est affligeant et en même temps j'avais de la peine pour lui.

Stéphane MATHIEU a dit…

Je suis un homme et alors ? Cela ne m’empêche en aucune manière d'adhérer à ton discours.Tu as parfaitement raison sur ce "racisme" de plus en plus présent. Je pense tout simplement que l'éducation y est pour beaucoup avec un sabotage complet de la notion de respect. Il n'en reste que le mot, un des plus employé pourtant par ces racailles.
Le problème c'est le groupe. Combien de faits divers a t on entendu sur un homme ayant le courage de se rebiffer pour se faire molester voir pire par ce groupe. Ça empire à chaque fois.
Alors tu as raison il ne faut pas que ce soit banalisé, il faut lutter chaque jour avec ces moyens, dans l'éducation des jeunes surtout.
Alors courage et voit qu'il n'y a pas de généralité.
Le RESPECT tout simplement !

Anonyme a dit…

tout d'abord merci pour ce coup de gueule, car pour que les choses bougent faut-il encore en parler, je t'avouerai qu'à Pau il me semble que nous soyons un peu moins touché par le coté insulte gratuite envers les demoiselles.....la raison, je ne sais pas trop, je ne pense pas que l'on soit mieux éduqués que les autres...

Je soutiens vos idées sur l'effet de groupe, essayer de raisonner 10 personnes irrespectieuses à un ou deux, reviendrai à franchir la frontière entre le courage et folie.
Je ne dit pas que les "wesh weshisés" français sont tous des cas perdus, mais à part les séparer et les envoyer 6 mois dans une ferme à l'ancienne, je n'ai pas d'autres solutions qui me viennent spontanément à l'esprit.

Il faudrait déjà penser la future génération, l'éducation semble la solution...mais soyons un poil réaliste, pensez-vous un enfant élévé par un "wesh weshisé" a-t-il plus ou moins de chances d'être victime d'une "weshisération"...je crains que ce fléau est en voie d'expansion. Il y a bien sur l'espoir de l'Education nationale...mais choisir entre cette maladie sociale ou le coût d'un nouveau professeur dans chaque école primaire ( oui primaire car si on prends l'exemple donné par Ln , on peut supposer que arriver au collège, l'apprentissage du respect dans une classe de 30 élèves dont 2 ou 3 sont capable de vous sortir leurs parties génitales comme argument s'annonçe assez compromis), j'ai bien peur que le point de vue économique gagne...
Reste un troisième point souvent oublié qui entre dans l'éducation indirecte des enfants, celui qui offrent "Dieu ou le diable" d'un simple mouvement de doigt, je parle bien sur des moyens de communications tel que la télévision ou internet.
La premiere offre insultes à foison (jusque dans les dessins animés), scène de violence ( les "informations" ou séries), de sexe ( séries films & cie) ou même de débilité gratuite (télé-(ir)réalité).
Le deuxième...on y trouve de tout...cela suffit il me semble...

Désolé il me semble que j'ai un peu dérivé du sujet de base, mais bon ça fait du bien.
Perso, je n'ai pas de solution miracle mais j'essaie juste de faire fleurir le respect chez les jeunes ou moins-jeunes du club de foot, ce n'est pas grand-chose mais c'est mieux que rien.

N'oublions pas que sans vous, demoiselles, nous ne sommes plus rien.

Sagot guillaume.

Jonathan Lankry a dit…

Bien que d'obédience masculine, je ne peux qu'approuver ton discours.
Bien que confus et extrême sur certains points, il est dans son ensemble bien juste et surtout justifié.

Il est bon parfois bon de pousser une gueulante !
Mais il est évident qu'il y a des choses qui doivent changer :)

Victor Debatisse a dit…

Il s'est passée une scène (fortement)analogue à la vôtre dans le métro à Lyon récemment, sous mes yeux.J'ai poussé une gueulante (avec plusieurs autres mecs)et ils se sont calmés (et sortis de la rame à l'arrêt suivant). J'ai ensuite eu droit à des regards noirs de certaines des filles accostées.

J'ai personnellement la conscience tranquille mais est-ce machiste que de défendre les filles si elles ne le font pas elles-même ?

Charlène Le Scanff a dit…

@LN: Mille dieux des athées! C'est fou quand même, surtout qu'on ne sait jamais comment réagir dans ces cas là...
***
@Stéphane: Merci beaucoup pour ton soutien, et je te plussoie dans ton discours: clairement il ne faut pas généraliser, et ne pas oublier qu'il y a de nombreux hommes qui assistent les femmes dans leur combat au quotidien, et qui sont tout aussi révoltés que nous par des attitudes pareilles: et je sais que ces hommes là constituent une majorité!^^
***
@Guillaume: Guillaume, ton message m'a fait un bien fou, et c'est un plaisir de voir que les poteaux du collèges sont devenus de grands gars sensibles et intelligents comme toi: ça me touche beaucoup, vraiment. Tu as une manière de penser que j'aime beaucoup.
***
@Jonathan: Merci beaucoup pour ton soutien!
***
@Victor: Non, ce n'est pas machiste: je pense que vous avez bien agi et de manière intelligente, tout simplement comme n'importe quel être humain devrait le faire en pareille situation: quand il voit un autre de ses congénère maltraité, il doit aider cette victime, quelle soit homme, femme, noir, blanc, gay ou pas. Il est regrettable qu'ici les victimes n'aient pas eu cette vision des chose et se soient arrêtées à une vision caricaturale, probablement un truc du genre "oh mon Dieu ce mec nous a affiché et humilié en prenant notre défense"... Les femmes sont parfois malheureusement leurs meilleurs bourreaux, souvent par conditionnement. L'excision n'est elle pas faite pour les femmes... par des femmes?

The Pict a dit…

Bien d'accord avec toi Charlene!

Et continue à faire des beaux dessins!

buytaert caroline a dit…

Bien d'accord ! En même temps Tourcoing et Roubaix sont pas connus pour la courtoisie des jeunes, malheureusement, parce qu'il n'y a pas que du mauvais.

Moi je me réfugie ailleurs si "l'intérieur de la rame" me parait déplaisante. De quoi prendre le temps de réfléchir à autre chose.

Sinon j'aime beaucoup ton style de dessin, continue ainsi !

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